Père

d'August Strindberg
Mise en scène Arnaud Desplechin

Du 7 octobre 2016 au 4 décembre 2016
Durée : 2h sans entracte
Richelieu

Pour sa première mise en scène au théâtre en 2015, le réalisateur Arnaud Desplechin a choisi Père de Strindberg, une oeuvre qui l’accompagne depuis longtemps. Moins souvent représenté que Mademoiselle Julie ou La Danse de mort, ce huis clos infernal illustre magnifiquement, à travers un couple dont la déchirure initiale vient de l’éducation de sa fille, ce que Strindberg décrit comme « cette guerre rangée que se livrent perpétuellement les hommes en tant qu’individus : “la lutte des cerveaux” ».
Cette « conversation entre l’homme et la femme » telle que la présente le metteur en scène est avant tout une conversation de l’amour : « Si Laura et Adolphe ne savent pas s’arrêter de se parler, de se blesser, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter de s’aimer. Ils continuent à se parler, en se faisant la guerre, ils continuent à s’aimer, et c’est notre maladresse à tous. » Alors dans cette tragédie ne se trouve aucun coupable mais des êtres qui ne cessent de ne pas s’entendre, de mal s’accorder, jusqu’à la destruction de la famille – prix à payer pour que Laura se libère, jusqu’à la folie. Dans une lecture intime, Arnaud Desplechin rend hommage à Ingmar Bergman comme à Patrice Kerbrat, dont la mise en scène de Père sur ce même plateau en 1991 l’avait bouleversé, et retrouve la Troupe avec laquelle il entretient, en tant que réalisateur, un véritable compagnonnage depuis 1996.


Distribution

Comédiens de l'Académie :

Sward, ordonnance du capitaine : Pierre Ostoya Magnin


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