Le Mariage de Figaro

de Beaumarchais
Mise en scène Christophe Rauck

Du 1er juillet 2010 au 18 juillet 2010
Durée : 2h55 avec entracte
Richelieu

« La plus badine des intrigues. Un grand seigneur espagnol, amoureux d’une jeune fille qu’il veut séduire, et les efforts que cette fiancée, celui qu’elle doit épouser, et la femme du seigneur, réunissent pour faire échouer dans son dessein un maître absolu, que son rang, sa fortune et sa prodigalité rendent tout-puissant pour l’accomplir. Voilà tout, rien de plus. » Dans sa préface du Mariage, Pierre Augustin Caron de Beaumarchais s’étonne de la polémique déclenchée par cette comédie conçue, à la demande du prince de Conti, comme une suite à la vie de Figaro évoquée dans la préface du Barbier de Séville (1775). Trois ans plus tard, voici donc les héros réunis pour le mariage de Figaro, valet du comte Almaviva, et de Suzanne, camériste de Rosine devenue comtesse. Durant cette folle journée, Figaro remet en cause la relation maître-valet en contrant les projets du comte à l’égard de Suzanne. Grâce à la coalition des femmes, la comtesse et sa suivante, le comte est mis hors d’état de nuire.


Ce spectacle a bénéficié, lors de sa création, du soutien d'Air France.


Auteur

Beaumarchais

Beaumarchais. Le plus grand succès théâtral du xviiie siècle est celui d’une pièce novatrice, renouvelant l’art dramatique à défaut d’incarner comme le jugeait Napoléon, « la Révolution en action ». En aiguisant sa plume contre la société d’ordres de l’Ancien Régime, Beaumarchais (1732-1799), à la fois auteur, horloger, agent secret de Louis XV, fondateur de la Société des auteurs dramatiques, et homme d’affaires, s’est attiré les foudres de la censure royale et la faveur populaire. Unanimement acceptée par les Comédiens-Français en 1781, la pièce, pour sa critique de l’administration et des prisons d’État, ne pourra être jouée qu’en 1784. Quête du bonheur et libertinage imprègnent cette oeuvre où la sensualité troublante de Chérubin et la volonté du valet Figaro d’assouvir ses propres ambitions, s’inscrivent dans l’esprit du xviiie siècle. La mélancolie de l’oeuvre a inspiré Mozart pour Les Noces de Figaro tandis que, pour Hugo, ses innovations littéraires et scéniques font de Beaumarchais l’un des trois fondateurs de la scène avec Corneille et Molière. Beaumarchais invente une suite à son Mariage, intitulée La Mère coupable. Cent cinquante ans après, Ödön von Horváth signe quant à lui Figaro divorce.


Metteur en scène

Christophe Rauck

Leur générosité et leur liberté de ton ont fait des mises en scène récentes de Christophe Rauck, Le Dragon de Schwartz ou Le Revizor de Gogol, de grands succès populaires et critiques. Directeur du Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, le metteur en scène renoue ici avec la modernité d’un auteur, à ses yeux visionnaire. Les « questions sociales, notamment celles de la condition féminine et des rapports entre dominants et dominés » l’interpellent. C’est donc dans un espace atemporel que s’expriment pleinement la vivacité et la subtilité des personnages, donnant ainsi au sous-titre la Folle Journée tout son relief.


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